N'OUBLIE PAS
Réalisation : Diego DE LA FUINTES - 2009
Durée : 18' - Format : Mini DV - 16/9
Avec : Ron LORENZI, Aurélia DEUT, Violette LORENZI,
Arnaud AGNEL, Agnès MANAS...
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FILMS
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Vladimir LIFSHUTZ
> Disponible
> N'oublie pas (CM)
> Diego DE LA FUINTES
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> Disponible
Photos du spectacle PROMETEO de Rodrigo GARCIA
Mise en scène : Fy Ny Aina Rambelo Manga
Il a 23 ans, mesure 1.85m, son parcours artistique est relativement dense pour son jeune âge, son nom :
Arnaud AGNEL. Nous avons décider de le recontrer.
- Arnaud AGNEL, bonjour.
- Bonjour.
- Alors, dites-nous, comment êtes-vous venu au théâtre?
- Je dirais : un peu par hasard. Mieux, je pense que c'est le théâtre qui est venu à moi plus que moi qui suis allé vers lui. A l'âge de 9 ans, je suis monté sur scène avec mon école. Notre
institutrice nous avait fait jouer une pièce à la fin de l'année afin de nous faire travailler sur notre confiance en nous, notre capacité de mémorisation et d'ouverture aux autres. Sans le
savoir alors, c'est véritablement à cette époque que le théâtre m'a touché. A la fin de la représentation, le directeur du théâtre où nous avions joué, un ami de mon père, est venu le voir pour
lui dire qu'il fallait à tout prix que je m'inscrive aux cours de théâtre. Moi, je ne voulais pas, je voulais jouer au football.
- Et alors?
- J'ai joué au football (rires). Je me suis inscrit dans un club local, puis un autre, mais bien vite le théâtre m'a rattrapé.
- C'est à dire?
- A 16 ans, je suis entré en 1ère S, je me suis dit que faire du théâtre m'apporterait la connaissance littéraire, faire des sciences, la connaissance scientifique. Je n'avais pas prévu que le
théâtre m'apporterait tout ce que j'avais toujours souhaité. En un an, j'ai appris, joué, mis en scène, créé, suis allé au festival d'Avignon, bref, ça a été une vraie révolution dans ma vie, un
bâton de dynamite qui a tout chamboulé. Dès lors, j'ai su que ça serait plus qu'une passion, ça deviendrait un métier, une obstination, quelque chose d'intense et d'unique que rien ni personne ne
pourrait remplacer.
- Quel a été votre parcours jusqu'alors?
- Je me suis renseigné pour intégrer des cours privés. J'ai rencontré Armand GIORDANI, un metteur en scène et comédien marseillais formidable. C'est lui qui m'a définitivement donné envie de ne
faire que ça. C'est un homme passionné, fou parfois, mais toujours dans le bon sens du terme. Grâce à lui, j'ai énormément travaillé la technique, le placement vocal, le souffle, la gestion des
mouvements dans l'espace, le placement du regard... bref, la base du comédien. Ensuite, je suis toujours parti du principe que c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Alors, j'ai souhaité
jouer, beaucoup jouer, toujours jouer. Je suis entré au sein de compagnies professionnelles. Les rôles ont été petits au début et ont grandi ensuite. Ainsi, j'ai eu la chance de jouer entre
autres Roméo dans la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette, Le Prince dans La double inconstance de Marivaux et, plus récemment Coelio dans Les Caprices de Marianne de Musset.
- Comment vous préparez-vous?
- Tout d'abord, je lis la pièce en entier. Ensuite, je fais un découpage scène par scène et j'analyse tous les personnages avec lesquels le mien a une interaction. J'analyse ensuite toutes les
positions prises par les personnages afin d'atteindre leur super objectif. Après, c'est de l'apprentissage, de la mise en bouche. Pour la partie physique, j'essaie de coller l'image aux mots et
de n'être pas trop décalé. Je suis quelqu'un qui aime composer et travailler, alors, je m’investis. Par exemple, je suis en pourparlers pour jouer un évadé de prison dans un film prochainement.
Dès lors que le projet sera clairement mis sur rails, je m'entreprends un régime grossissant (entre 5 et 10kg), musculation tous les jours, je me rase la tête, je me fais faire un faux tatouage
dans le cou, je fais une entaille ou deux dans un de mes sourcils, je travaille avec des lentilles de couleur noires... Mon but est de ne jamais être reconnu. On a la chance de faire un métier où
l'on peut changer de visage en permanence, il n'y a que lui qui le permette, on ne va pas s'en priver!
- Vous parlez de cinéma, c'est très différent du théâtre, que préférez-vous?
- Ah! la fameuse question (rires). Le cinéma a quelque chose de merveilleux, c'est qu'on peut toujours essayer de s'approcher de quelque chose de "parfait". Le fait de pouvoir couper et reprendre
est extraordinaire, d'autant plus que, maintenant, le numérique est terriblement moins onéreux que la pellicule. Du coup, je pense que c'est un plus pour le travail du réalisateur et du comédien.
Néanmoins, le théâtre reste unique par sa dimension physique et charnelle. Le contact avec le public est là, les émotions se vivent plus sur la longueur et l'investissement du comédien est
nécessairement plus intense. Le public ne pardonne pas et nous, nous ne devons pas le décevoir.
- Vous êtes aussi scénariste et producteur associé, parlez-nous de ces activités...
- Effectivement, j'ai coécrit un film avec un réalisateur parisien (Damien BONNEL); une comédie sociale sur les jeunes qui ont peur d'entrer dans le monde du travail. Je tiens tellement à
défendre ce projet que j'ai décidé de le coproduire. Je pense sincèrement que quand nous avons envie de défendre des idées, il faut se mouiller et ne pas avoir juste qu'envie de le faire. De
plus, c'est très intéressant dans le sens où je passe de l'autre côté du miroir, c'est à dire, du côté des producteurs. De fait, je comprends mieux leur réaction car qu'on le veuille ou non, ce
sont eux qui financent les films.
- Et vous faites aussi de la régie il paraît...
- Effectivement, j'ai eu l'immense privilège de travailler aux côtés de Philippe CAUBERE à la technique et au plateau. J'ai énormément appris grâce à lui d'un point de vue artistique, mais aussi
grâce à son équipe d'un point de vue technique. C'est une chance immense, je le reconnais...
- Avec tout cela, que peut-on vous souhaiter pour l'avenir?
- De continuer encore et encore. Je dirais même mieux, encore et encore plus! Je souhaite tourner dans des films, m'investir dans des projets qui en vaillent la peine, me - pardonnez cette
expression - défoncer et toujours travailler, travailler, travailler. J'ai 5 projets de pièce que je veux monter, 1 film qu'il faut que j'écrive, ce n'est pas l'envie qui me manque, juste le
temps...
- Merci beaucoup Arnaud AGNEL et bonne continuation.
- Merci à vous.
Voici quelques clichés signés Michèle Laurent (copyright photo et mention obligatoire) lors du travail de doublure avec Philippe
Caubère...